On va poser les choses tout de suite : Eli Shaw est le genre de mec qui rendrait sexy un passage au supermarché. Alors imagine-le en slip 2EROS violet, à genoux sur un lit aux draps gris, un bras levé derrière la tête, les abdos contractés, le regard posé sur toi comme s’il attendait que tu fasses le premier pas. C’est exactement ce que le photographe Ryan Stanford — basé à Los Angeles, spécialisé dans la beauté masculine sous toutes ses formes — a capturé dans cette série où Eli enchaîne les sous-vêtements comme d’autres enchaînent les tenues de soirée. Sauf qu’ici, chaque pièce couvre moins que la précédente, et ce qui se dessine en dessous vaut clairement le détour.
Eli est asiatique, probablement d’origine chinoise ou vietnamienne, avec une gueule à tomber : cheveux noirs coupés court en dégradé impeccable, sourcils épais et bien dessinés, yeux sombres en amande avec ce regard à la fois doux et sûr de lui, mâchoire carrée, lèvres fines avec l’ombre d’un sourire qui hésite entre la timidité et le « je sais exactement ce que tu es en train de penser ». Le visage est glabre, lisse, avec une peau dorée qui capte la lumière naturelle de l’appartement comme si elle avait été faite pour les photos.
Et le corps. Il faut en parler parce que c’est spectaculaire. Eli a le physique d’un mec qui soulève de la fonte sérieusement : pectoraux larges et ronds, épaules épaisses avec des deltoïdes qui saillent quand il lève le bras, biceps volumineux, et surtout ces abdominaux — une vraie tablette, six blocs bien découpés, la peau tendue dessus comme du papier cadeau sur un gros paquet. Le torse est presque entièrement glabre, juste un soupçon de duvet clair sur le bas du ventre, et la peau lisse et dorée donne à chaque muscle un relief de sculpture. Les cuisses sont massives, puissantes, le genre de cuisses qui te serrent la taille et ne lâchent pas.
La série est un défilé de sous-vêtements qui vire au fantasme de vestiaire. Ça commence avec un 2EROS violet moulant qui contient à peine le paquet — il est sur le lit, à genoux, la main qui tire sur l’élastique comme pour te montrer ce qui se cache dessous sans jamais le faire complètement. Puis un 2(X)IST corail, debout devant une fenêtre inondée de lumière blanche, le corps en pleine lumière, chaque muscle surligné, la main posée sur le tissu tendu. Ensuite, un slip en résille noire ajourée — celui-là laisse tout deviner, le maillage ne cache rien, et il monte un escalier design en bois et métal, pieds nus, vu d’en haut, comme si tu le regardais monter vers ta chambre. Et pour finir, un jockstrap orange qu’il écarte des deux mains sur le lit, le regard planté dans l’objectif, le torse face caméra, offert.
Ce qui rend Eli Shaw aussi magnétique, c’est ce mélange entre un physique de muscle boy construit pour la salle et un visage qui garde quelque chose de juvénile, d’accessible, de boy next door asiatique. Il ne joue pas le mec dur ou inaccessible — il te regarde avec cet air de mec gentil, un peu joueur, qui accepte de se mettre en slip devant un objectif parce qu’il sait qu’il a de quoi, et parce que ça l’amuse autant que ça t’excite. C’est cette complicité silencieuse entre le modèle et le spectateur qui rend les photos de Ryan Stanford si efficaces. Pas de mise en scène lourde, pas de décor chargé — juste un bel appart’, de la lumière naturelle, un mec magnifique, et des slips qui font leur boulot.
Pour les amateurs de beaux mecs asiatiques qui cassent les clichés du twink frêle et imberbe, Eli est une claque bienvenue. Musclé, sensuel, à l’aise dans son corps et dans ses sous-vêtements — le genre de mec qu’on voudrait croiser en vrai, en slip ou sans.
Retrouve Eli Shaw sur Instagram et Twitter.
Photos : Ryan Stanford — Twitter





























