Il y a des mecs qui ont besoin d’un studio, d’un éclairagiste, de trois maquilleuses et d’une équipe de quinze personnes pour avoir l’air bandant. Gaby, lui, a besoin d’un tuyau d’arrosage et d’un jardin tropical. C’est tout.
La première série qu’on a sous les yeux est signée Pedro Pablo Mantegazza, un photographe argentin qui sait reconnaître un beau mec d’instinct. Et celui-là, il l’a bien repéré. Gaby pose nu devant un mur blanc envahi de palmiers, en train d’arroser ses plantes comme si c’était son après-midi du dimanche et qu’on l’avait à peine prévenu qu’il y avait un objectif braqué sur lui. Pas un sourire, pas une pose travaillée. Juste un type qui fait son boulot de propriétaire tropical, sauf qu’il a oublié de mettre un short.
Côté physique, on est sur du brun barbu mince et poilu, comme on en croise dans le sud de l’Italie ou sur les côtes argentines. Peau bronzée par le vrai soleil, pas la lampe UV de Pigalle. Torse couvert d’une pilosité dense qui s’épaissit autour des pectoraux, s’éclaircit un peu vers les abdos, se reconcentre sur le pubis en un buisson naturel digne du Sud. Jambes nues, jambes nues, jambes nues — pas un poil de rasé. Ce sont des jambes d’homme, comme aurait dit mon grand-père s’il avait pu commenter ce blog avec moi.
Et puis il y a la série plage. Sable doré, eau turquoise, ciel sans nuages : on dirait la République dominicaine ou Bahia. Gaby est planté en plein milieu du cadre, complètement à poil, regard vers l’objectif, sexe au repos au milieu d’un pubis touffu qui capte la lumière du midi. La pose est minimale, l’arrière-plan fait tout le boulot, et on devine pourquoi le mec n’a pas besoin d’en rajouter. La Caraïbe + un brun poilu + zéro vêtement, c’est une équation déjà résolue mille fois mais qui tombe toujours juste.
Ce qui me plaît aussi chez Gaby, c’est qu’il a plusieurs photographes au compteur — Pedro Pablo Mantegazza, Lucas Damiani, MirciusX, Creativports. Il tourne, il n’appartient à personne en exclusivité, et il prend du plaisir à se montrer sous différents angles. Cette manière de faire dénote un mec à l’aise avec son corps, qui ne cherche pas à se vendre à un studio porno mais qui prend le mannequinat sensuel comme un passe-temps de trentenaire bronzé. Tu ne lui demandes pas, il s’offre — dans son jardin, sur sa plage, dans son herbe. Trois décors, un seul corps.



















Pas mal, j’aime les naturistes. Ils sont à poil naturellement et ça se voit. Un peu trop poilu mais beau corps. Je le voudrais pour copain dans mon jardin, à poil.