Enrique Vera a une gueule impossible. Brun avec les cheveux épais coiffés en arrière, des yeux verts qui changent de nuance selon la lumière, une mâchoire taillée au couteau, des lèvres boudeuses naturellement rosées et ce petit air de mec qui sait qu’il est beau mais qui ne va pas te le faire payer. Le visage pourrait faire la couverture d’un GQ Italia. Le corps, lui, pourrait faire la couverture d’un tout autre magazine.
Parce que sous la gueule d’ange, Enrique cache un physique de mec qui bosse à la salle sans en faire un drame : pectoraux plats et fermes, abdos découpés, des bras avec juste ce qu’il faut de volume, une taille fine qui donne cette silhouette en V qui fait tourner les têtes. La peau est dorée, lisse, le torse complètement glabre. Et puis tu descends le regard et là, surprise : un pubis brun, épais, naturel — un vrai buisson comme on n’en voit plus souvent — et une grosse bite épaisse qui pend lourdement au repos. Ce contraste entre le haut du corps lisse de mannequin et le bas-ventre de mec qui ne touche pas un rasoir, c’est exactement ce qui rend Enrique aussi excitant. On devine que derrière le beau gosse sage, il y a un garçon qui aime baiser.
BelAmi et FreshMen l’ont shooté dans un loft lumineux aux murs de briques blanches, et il y est parfaitement chez lui. On le voit d’abord en jean délavé, torse nu, les obliques saillants, le regard perdu vers la fenêtre — l’image d’avant, celle où il n’a pas encore tout enlevé. Puis assis nu sur une petite chaise bleue, les jambes écartées, le sexe posé sur le coussin rayé, le regard planté droit dans l’objectif avec une assurance tranquille. Puis allongé, les bras étirés, les hanches relevées, le cul cambré, la bite qui pend entre les cuisses — la photo du mec qui s’étire dans ton lit un dimanche matin et qui ne semble pas pressé de repartir.
Les gros plans sont dingues aussi. Sa main qui empoigne son propre pec, les doigts enfoncés dans la chair — on sent presque la chaleur sous les doigts. Ou lui adossé aux coussins, un bras derrière la tête, les aisselles découvertes, le pubis fourni et la queue lourde au premier plan, et ces yeux qui te fixent avec un mélange de douceur et de défi. Enrique a cette capacité rare d’être à la fois tendre et animal, boyfriend et amant, le mec avec qui tu prends le café et celui avec qui tu rates le brunch.
On parle souvent des garçons BelAmi comme de beaux produits un peu lisses, un peu interchangeables. Enrique Vera prouve le contraire. Il a du caractère dans le regard, de la virilité dans le pubis, et ce truc en plus qu’on ne peut pas fabriquer : tu le vois et tu as envie de le connaître. En vrai. En entier.





















